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fouchtra:

http://www.adieu-et-a-demain.fr
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me:

this book destroyed my life

me:

*add to the favorite books list*
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Fingers crossed: things will get better
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La semaine dernière j’ai lu Debout-payé de Gauz

Ce roman de la rentrée littéraire est selon moi un petit ovni. On y trouve une part autobiographique, une part historique, et une part d’imagination.

En résumé:

"Debout-Payé" est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990.

C’est un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, en l’honneur d’une mère et plus globalement en l’honneur de la communauté africaine à Paris, avec ses travers, ses souffrances et ses différences. C’est aussi l’histoire politique d’un immigré et du regard qu’il porte sur notre pays, à travers l’évolution du métier de vigile depuis les années 1960 — la Françafrique triomphante — à l’après 11-Septembre.

Cette épopée familiale est ponctuée par des interludes : les choses vues et entendues par l’auteur lorsqu’il travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées. Gauz est un fin satiriste, tant à l’endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin — mais aussi de plus universel.

Un portrait drôle, riche et sans concession des sociétés française et africaine, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.

Ce que j’en pense:

Une belle surprise alors que j’avoue tout, je l’ai essentiellement acheté parce que la couverture est très belle et que je voulais en savoir un peu plus sur la maison d’édition. Je sais, je sais, “on ne juge pas un livre à sa couverture” mais franchement ça vous donne envie de lire des beaux romans avec des affiches de cinéma très laides en première de couverture? ou un portrait géant de l’auteur qui n’est pas très beau? Je ne pense pas. Donc en bref je pense ne pas être la seule à me faire un première impression sur un livre grâce à sa couverture.

Du coup je vais vous toucher 3 mots à propos de la couverture:

Sur la jaquette on voit un homme portant une casquette qui cache son visage se jetant de manière improbable (au sol?) avec pour fond un rayon de shampooings (si, si, on y devine Head & Shoulders, DOP, Nivea, …). Au premier abord j’ai trouvé cette couverture pleine de vie et de couleurs malgré quelque chose d’inexpliqué puisqu’on ne comprend pas très bien ce que fait cet homme.

En dessous de la jaquette se cache un extrait du livre (mais celui-ci je vous laisse le découvrir par vous même)

Un extrait:

J’avais tellement parcouru toutes les arcanes de l’administration, épluché tellement de textes de lois, vu tellement d’associations de “défense des sans-papier” que lorsque la femme (une Française) avec laquelle je vivais est tombée enceinte, je suis passé du statut de “sans-papier” à celui de citoyen français en moins de deux mois. Je suis fier d’avoir eu l’un des “permis de séjour” les plus courts de l’Histoire.

A partir de ce moment, je cite pêle-même tout ce que j’ai fait jusqu’à ce jour. On les classe en trois catégories:

1. Faire l’âne (pour avoir le foin)

2. Faire l’art

3. S’engager.

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kerbai:

elainalosersmith:

NEVER FORGET


Click for more
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scandinaviancollectors:

A detail from the Matrix, by Keith Haring, 1983. The entire piece is over 30 foot long, material ink on paper. / Google
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flyartproductions:

You got a thing for a queen but you ain’t a king
Ask Me No More (1906), Sir Lawrence Alma-Tadema / Bad (Remix), Wale feat. Rihanna
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Ce weekend j’ai lu La loi sauvage de Nathalie Kuperman.

En résumé:

«Votre fille, c’est une catastrophe.» 
C’est ce que dit la maîtresse à une mère un matin devant l’école. La phrase fait son chemin dans l’esprit fragile de Sophie et la renvoie à une douleur ancienne, également d’origine scolaire. Resurgissant au contact du mot «catastrophe», cet événement traumatique entraîne toutes sortes de perturbations dans sa vie, y compris dans son travail. Chargée de rédiger des notices pour appareils ménagers, elle laisse affleurer ses angoisses dans les modes d’emploi qui deviennent de plus en plus loufoques… 
La loi sauvage est une descente en spirale dans l’univers mental d’une mère aux prises avec la vie scolaire de sa fille, mais aussi avec sa vie quotidienne, sentimentale et professionnelle. L’amour maternel est ici décrit, avec l’originalité et l’humour propres à l’auteur, à la fois comme un recours salutaire et une passion toxique.

Ce que j’en ai pensé:

Tout est dit dans le résumé. Ce roman est écrit avec beaucoup de style où tout se mêle et se démêle: la fille est une catastrophe, les modes d’emploi, la maîtresse d’école qui entre dans les rêves, un souvenir humiliant de l’école, …

Ce roman se compose en 3 sortes de chapitres:

  • "La Maîtresse" : le rôle de mère et les relations à entretenir avec la maîtresse de sa fille.
  • "Mode d’emploi" : qui parlent du travail de la mère et de son rapport à la cuisine. Ces chapitre je ne les ai pas compris, j’ai tenté par tous les moyens de voir où était la métaphore dans la cuisson du gigot d’agneau, rien. 
  • "Sauvagerie" : les souvenir d’une enfance rejeté lorsque la mère avait l’âge de sa fille.

Je me pose tout de même la question de savoir si j’ai bien aimé mais je crois que oui, le style éclaté avec ses différents chapitres m’a en tous cas donné envie de ne pas lâcher ce livre!

Pour qui?

Pour tous, sauf les mères angoissées!

Une note: 6,5/10

Canvas  by  andbamnan